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Histoire
La commune de Sampolo se situe au cœur du Haut-Taravo,
le pays de l'eau, sur la rive droite du fleuve, à 844
mètres d'altitude au milieu d'une végétation abondante
de châtaigniers, de pins, de chênes verts et de toutes
les essences odorantes du maquis. Sur une superficie
de 714 hectares, ses deux villages, Sampolo et Giovicacce
distants de 2.5 km, regroupent 53 habitants permanents et
quatre fois plus l'été lorsque s'ouvrent les maisons à tous
ceux qui viennent retrouver leurs origines Du point de vue
administratif, communauté indépendante en 1789, Giovicacce fut
rattaché à Guitera au début de la Révolution française et c'est
en 1869 qu'elle fut réunie à Sampolo. Au lieu –dit « San Quilico »,
à quelques centaines de mètres du village actuel de Sampolo,
on trouve les traces d'un habitat préhistorique et celles d'une
chapelle des premiers temps du christianisme ;
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il s'agissait d'une
halte sur le chemin de transhumance entre plage et montagne.
Comme toutes les communautés du Haut-Taravo, celles de Sampolo
et Giovicacce vécurent au rythme de la transhumance de l'âge de
bronze au milieu du XXème siècle dans le cadre d'une économie
agro-sylvo-pastorale et de nos jours les relations sont encore
solides entre certaines familles de Sampolo et celles de Pratavone,
« a piaghia », au bord du golfe du Valinco à environ une heure de trajet par la route.
Les communautés de Sampolo et Giovicacce se sont établies durablement sur leurs sites
actuels au milieu du XVIème siècle comme l'attestent les dates gravées sur les linteaux
de pierre de plusieurs portes d'entrée de maisons. Dans un contexte de pauvreté,
une société ou cohabitaient bergers transhumants et paysans sédentaires a édifié
les villages que nous connaissons aujourd'hui : maisons aux volumes simples et façades
appareillées de pierres sèches dont la sobriété ne souffre que de quelques ornements,
rues en escaliers, fours familiaux fontaines publiques séchoirs à châtaignes ;
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